Anatomie, relaxation et aïkido : stage à Troyes

stage_2013-03-24Notre club à lancé son premier stage, intitulé « Anatomie, relaxation et aïkido ». Merci à Sam, ostéopathe et pratiquant d’aïkido dans notre section Aïkido ASPTT de Troyes de m’avoir relancé. Une quinzaine de personnes étaient présentes, dont trois pratiquants d’arts martiaux d’une autre section de l’ASPTT. Le stage était ouvert à tous.

Le matin Sam nous a présenté les bases de l’anatomie du pied, de la jambe et de la hanche. Nous pouvons à présent ressentir ce sur quoi nous portons notre poids et les forces. Nous avons eu droit à deux relaxations basées sur un parcours du corps visant à ressentir les structures anatomiques.

L’après-midi, je suis parti de la sensation de stabilité, d’ancrage dans le sol et d’usage de la force renvoyée en retour par la terre. Plus de la moitié des personnes présentes n’avaient jamais pratiqué l’aïkido ; j’ai préféré partir de sensations physiques, sans trop orienter vers des techniques formelles. Le corollaire de cette recherche d’ancrage pour soi était d’induire un déséquilibre chez l’autre, une rupture de sa statique.

Après tout, ce ne sont pas spécifiquement les techniques utilisés en aïkido qui font l’aïkido, mais la manière de les utiliser pour canaliser l’énergie et perturber la statique.

Une journée très agréable que nous tenterons de réitérer, maintenant que nous savons que l’ASPTT de Troyes nous autorise à accueillir tout public, y compris les personnes qui n’ont pas de licence sportive.

Merci encore à Sam pour son intervention ostéopathique du matin.

Je m’aperçois qu’il n’est jamais facile de faire ressentir l’intérêt profond de la posture de l’arbre (« zhan zuang« ) ; ni de faire pratiquer une méditation-relaxation plus de 2 ou 3 minutes… La culture occidentale ne favorise ni l’attention à l’interne, ni l’immobilité prolongée, ni le silence. Se retrouver seul face à soi-même et à ses tensions gêne et perturbe. Eh oui, nous ne sommes ni sereins ni fluides, nous nous échappons à nous-mêmes, nous ne nous contrôlons pas vraiment, il est dur de s’en rendre compte de l’intérieur là où, les yeux fermés, on le prend à plein régime. On dit parfois que l’agitation est une forme de fuite. Ne pas fuir, c’est donc commencer par cesser toute agitation, physique comme mentale. On commencera par calmer le corps pour induire le calme mental ; pour s’apercevoir enfin que le corps et le mental ne font qu’un. Il n’y aurait donc pas d’âme dans ce corps ? (angoisse…) Non, pas dedans : l’âme est la manière dont le corps est animé, l’âme émerge de la manière dont le corps est vivant. C’est la conscience de son propre corps en tant que corps vivant qui nous donne une âme.

About Philibert de Strasbourg

Originaire de Strasbourg, mon prénom est un pseudonyme paraphonique directement inspiré de mon prénom et de mon nom réels. J'aime le son des cathédrales et le souffle des pages lues.
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