Pistes méditatives

En ce moment je lis Eckhart Tolle, un enseignant spirituel que je ne connaissais pas il y a quinze jours. Sa particularité est de n’être issu d’aucune école spirituelle. Voici l’ouvrage :

Toutefois, à le lire je découvre de grandes similitudes avec la pratique de l’attention telle qu’on la trouve dans la tradition théravada (de la branche hinayâna du bouddhisme) ; et ceci me rappelle un autre ouvrage, lu il y a une vingtaine d’années, que je vous recommande :

Eckhart Tolle, canadien d’origine allemande, semble très proche de la méditation théravada, dont le principe est l’exercice continu de l’attention. La conscience de la vacuité – c’est-à-dire de l’interdépendance des phénomènes impermanents – donne au réel une texture toute… relative.

La méthode, d’une simplicité déconcertante dans son principe, correspond à ce que S. N. Goenka cite du Satipatthana sutta :

« Avec ardeur, être attentif à chaque instant à l’apparition et à la disparition des sensations, et développer sa sagesse par cette compréhension de leur caractère impermanent. »

Cette invitation me parle. On peut avoir tendance à négliger l’impulsion par laquelle elle débute : « avec ardeur », est-il dit. Il s’agit d’un engagement total et presque brûlant de l’attention. La conscience quitte le mental (qui n’est d’ailleurs pas toujours très attentif mais bien souvent mécanique) pour devenir une présence-témoin, telle un miroir sans poussière où se reflète la réalité, telle quelle. On peut même aller jusqu’à supposer qu’au fond, dans cette opération de transfert de la conscience en position de présence-témoin, rien ne se reflète du tout, et ce dans aucune forme de conscience, car cette présence d’esprit est immersion dans le réel lui-même. Retour à la racine, back to the root of unity.

Impossible d’en dire plus.

Toutefois, voici quelques pistes :

Le rapport avec l’aïkido et les arts martiaux en général ? En étant conscient, dans l’espace d’une seconde, de l’apparition et de la disparition des phénomènes, et ce de seconde en seconde, de façon continue, le rapport de la conscience au temps est celui de la réception permanente, en radar omnidirectionnel. Cet omniprésence de l’écoute, sans rien figer par l’esprit, est le secret de la fluidité, quand bien même le corps physique serait raide, et de la créativité, quand bien même nous ne produirions rien du tout in fine dans l’ordre phénoménal.

About Philibert de Strasbourg

Originaire de Strasbourg, mon prénom est un pseudonyme paraphonique directement inspiré de mon prénom et de mon nom réels. J'aime le son des cathédrales et le souffle des pages lues.
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