Stage à La Claquette (Vosges) : M. Tikki Shewan & D. Pierre

 

Comte-rendu du stage d'aïkido / aïkiken

Stage du samedi 28 avril au 1er mai 2007, à La Claquette, près de Schirmeck, dans les Vosges.

Précaution : Ce compte-rendu est personnel et donc forcément subjectif. En aucun cas il n'est à considérer comme un miroir fidèle de ce qui a pu être dit et montré lors du stage. Les propos tenus n'engagent que leur auteur, en aucun cas les intervenants.

 

Le point le plus important

Je pense que le point le plus important à retenir et à travailler concerne la prise du centre de uke.

Le principe est le suivant : avant d'appliquer n'importe quelle technique d'aïkido, il est indispensable de capter le centre de uke pour créer un léger déséquilibre.

Donc :

1er moment  : choisir la meilleure entrée, c'est-à-dire celle qui permet le plus facilement de prendre le centre de uke pour créer ce déséquilibre.

2ème moment : choisir la technique d'aïkido la plus appropriée, c'est-à-dire celle qui demande le moins d'effort pour conduire uke dans une situation où il sera inoffensif.

 

Malcolm Tikki Schewan précise que c'est une erreur de confondre ces deux moments. Il n'est martialement par cohérent de vouloir appliquer d'emblée une technique. On se jette sur l'autre pour appliquer une technique donnée… au lieu, d'abord, de se placer dans l'espace par rapport à lui pour capter son centre et créer le petit déséquilibre à partir duquel, seulement, pourront s'appliquer les techniques. Il faut se donner la possibilité de "choisir" la technique que l'on va appliquer ; pour cela, il faut créer un espace neutre où cette décision technique peut se réaliser. Cet espace neutre résulte de la parfaite réalisation du premier moment. Donc : point de salut sans ce premier moment !

Nous avons donc beaucoup travaillé les divers possibilités et manières pour prendre le centre et créer le déséquilibre de uke lors de ce premier "moment".

 

Un corollaire important (n°1)

Il convient de privilégier le bas de son corps par rapport au haut de son corps.

Le premier moment, indispensable, consiste en un déplacement du bas du corps, pour établir le bon ma-aï.

Les mouvements du haut du corps s'enracinent dans ce déplacement du bas du corps. La "base" – les jambes - se positionne dans l'espace, tandis que les mouvements des membres supérieurs consistent à orienter des "rails" pour conduire uke.

Les mouvements du haut du corps sont coordonnés par rapport aux mouvements du bas du corps. Le corps s'ouvre ou se ferme comme une porte. Il n'y a pas de dissociation entre le haut et le bas du corps. Par exemple : en même temps qu'on tourne les hanches, on lève les bras. Cette cohérence biomécanique est indispensable. Tout décalage biomécanique crée des failles où le partenaire-adversaire peut entrer… s'il maîtrise mieux l'art du centre.

Le plus important, pour sauver sa vie, consiste à savoir bouger et placer le bas de son corps. La conscience doit donc se placer dans les hanches et les centre ; c'est à partir de là que les jambes vont de mouvoir.

 

Un autre corollaire important (n°2)

La technique se construit sans rien perdre de ce qu'elle a déjà construit.

Le déséquilibre créé lors du premier moment ne doit jamais être perdu ! Il doit se poursuivre jusqu'à la fin du mouvement. Redonner son centre à uke, c'est perdre tout le bénéfice de ce qui a déjà été construit. C'est se remettre en danger. Il doit donc y avoir une continuité dans le mouvement ; une continuité sans rupture ; et une continuité qui ne donne pas à uke la possibilité ni l'envie de rompre le lien !

Tout mouvement brusque créant une réaction spontanée (réflexe), il convient de travailler suivant des mouvements continus, sans changement de vitesse. Etre toujours en mouvements empêche (le cerveau de) uke de savoir où vous êtes, donc de pouvoir réagir volontairement (action consciente), ou involontairement (réflexe).

Votre mouvement doit donc tromper son système de repérage spatio-temporel. Il s'agit donc moins d'agir sur le corps de uke que sur son cerveau. En agissant d'une certaine manière sur son corps, on agit sur son cerveau, afin que celui-ci ne puisse décider d'une quelconque action.

 

 

 

Compte-rendu d'exercices proposés par Dominique PIERRE.

Ces exercices, plus sportifs, étaient destinés à nous dynamiser, en sortant du cadre habituel des aïkitaïso. Résultat garanti, et on on s'amuse aussi.

Merci à Frédéric Bousquet de l'Aïkido Club de Reims pour ce compte-rendu.

 

– exercice à 3 : uke entre ses partenaires se tient droit, "raide" ; les deux partenaires le font osciller d'avant en arrière. L'idée est de reproduire ameno tori fune mais avec une contrainte supplémentaire (le poids d'uke). Essayer de constituer des groupes homogènes en stature/poids.
Les filles pourront croiser les bras devant leur poitrine … (dommage !)

– par 2, abdos : un sur le dos jambes à la verticale ; l'autre se tient en kibadachi les mains de part et d'autre des jambes d'uke. Uke oscille à droite et à gauche, tori l'en empêche.

– par 2 : un à 4 pattes, bras tendus. L'autre s'assoit sur le premier à l'envers, les pieds sont placés en prise dans les cuisses de celui qui est à 4 pattes, travail des abdos.

– par 2 : travail des jambes ; un allongé sur le dos, jambes levées, l'autre vient se laisser "tomber" (peser) dessus, celui qui est au sol amortit et repousse avec les cuisses.

– en groupe : plusieurs partenaires accroupis au sol, sauter au-dessus pieds joints, au bout de la ligne de partenaires on s'accroupit, etc …

– en groupe : en alternance un partenaire en position pour saute-mouton + un autre debout jambes écartées pont à passer par dessous ; au bout de la ligne de partenaires on prend la position correspondant à l'alternance.

– par 2 : la grenouille. uke accroupi tient les mains de tori debout, uke se déplace en sautant, un saut, deux sauts, au troisième tori l'aide à se propulser le plus haut possible.

– en groupe : plusieurs partenaires allongés sur le dos tête-bêche, faire circuler à bout de bras un partenaire sur le dos(femme) sur le ventre (homme) ou l'inverse selon les goûts … exercie marrant à faire lorsque les gens sont suffisament nombreux. Gérer le bordel à la fin, les gens se sont bien amusés il faut les récupérer pour assurer la suite du cours !

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About Philibert de Strasbourg

Originaire de Strasbourg, mon prénom est un pseudonyme paraphonique directement inspiré de mon prénom et de mon nom réels. J'aime le son des cathédrales et le souffle des pages lues.
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