Stage de Jean-Pierre Lafont, Saint-Dizier, samedi 17 et dimanche 18 mars 2007

 

Ce stage fédéral a eu lieu à Saint-Dizier, au dojo de La Noue, samedi 17 mars de 15h à 18h et le dimanche 18 mars de 9h à 12h.

 

Bref compte-rendu du stage

Jean-Pierre Lafont possède un style personnel minimaliste, réduit aux principes qui fondent l'aïkido : centrage, placement, non-opposition, simplicité…

Dans sa pédagogie, les techniques servent comme outils de travail sur soi.

Ce n'est que dans un deuxième temps de l'étude qu'elles sont envisagées dans leur martialité (efficacité non-destructive propre à l'aïkido).

Mais avant, il convient de les utiliser comme des moyens se modeler, de se co-modeler avec son partenaire.

Il faut "travailler pour soi", répète Jean-Pierre Lafont.

Si l'on travaille "sur" l'autre, on est emporté par l'autre.

En travaillant d'abord sur soi-même, dans la rectitude de notre axe, avec notre liberté naturelle, "dans notre carrure et stature" qui seule nous donne cette liberté de mouvement, nous devenons le centre de la situation.

Tout cela, les aïkidoka le savent. Mais l'avoir intégré de manière vivante, fluide et sans blocage d'aucune sorte, voilà qui est bien plus difficile.

Faire un compte-rendu technique d'un tel stage n'aurait aucun sens. Il s'agit d'un stage qui travaille les sensations internes, notamment – outre celles déjà évoquées – celles de "gravité", de "pesanteur", d' "absorption" de l'attaque de uke.

Encore une fois, rien que les aïkidoka ne sachent déjà.

Alors, pourquoi est-ce si difficile à réaliser ?

Comment sortir mentalement de la situation où l'on se sent attaqué ?

Dès lors qu'on se sent attaqué, il n'est pas possible d'être dans un mouvement d'aïkido.

Il faut donc travailler sur cette crainte, et sur la réaction du corps et du cerveau : sur l'instinct et le réflexe.

Je comprends maintenant mieux pourquoi dans certains arts martiaux ont apprend d'abord à recevoir des coups sans broncher : c'est pour faire exploser la crainte d'en recevoir. Le corps expérimente dans sa chair, et le cerveau apprend à ne plus avoir peur.

En aïkido, on a encore tendance à fuir !

Or il faut absorber l'attaque, juste ce qui est nécessaire, pas plus, pas moins, et prendre le centre de l'autre ; ce n'est qu'ensuite que vient la technique elle-même, qui guide l'autre où l'on veut, de la manière la plus accompagnante.

L'art du déséquilibre est d'une simplicité absolue, et en même temps d'une finesse inimaginable.

En faisant abstraction de l'uke attaquant Jean-Pierre Lafont pour me concentrer sur la mobilité de ce dernier, je l'ai vu faire ce qui ressemblait fort à des gestes de taï-chi-chuan ou de ba gua zhang. (ba gua zhang vidéo n° 2) (vidéo n°3)

L'une des origines chinoises de l'aïkido résurgerait-elle discrètement ?

L'enseignant le sait-il ?

 

                                                                              PH

 

 

 

 

 

 

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About Philibert de Strasbourg

Originaire de Strasbourg, mon prénom est un pseudonyme paraphonique directement inspiré de mon prénom et de mon nom réels. J'aime le son des cathédrales et le souffle des pages lues.
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