Samedi 10 septembre : recherche de sensations énergétiques

 

Préliminaires

Initiation au zhan zhuang (ritsu-zen en japonais = « zen debout »), il s’agit de la position dite « de l’arbre » en chi-kung et dans les arts internes chinois et japonais. Le travail de cette posture de développement et de conduite de l’énergie nous accompagnera toute l’année.

Sensation des « tensions concurrentes » (zheng li) durant ritsu-zen.

Travail de la pesanteur et de la perception de l’attraction terrestre, afin d’utiliser un minimum d’effort dans les déplacements et dans l’irimi.

 

Tout le travail de la séance consiste à conserver la sensation d’énergie, d’équilibre et de bien-être développée durant les préliminaires aïki-taïso pour irriguer les mouvements. La recherche est plus énergétique que technique à proprement parler.

 

Naname

Mise en pratique, pour entrer irimi, de la sensation de pesanteur et d’attraction terrestre. Parvenir à entrer sans aucun effort ni contrariété.

 

Tenchi-nage

On part de tenchi-nage pour expérimenter la sensation suivante : le centre de gravité s’abaisse pendant que les mains montent. L’action est biomécanique, mais la sensation ne l’est pas vraiment.

Image permettant de trouver la sensation : Etre comme un ballon de baudruche sphérique et gonflé de « ki ». Quand le centre de gravité s’abaisse, le fond du ballon s’aplatit contre le sol (= ancrage des pieds et des jambes, les fondations s’enracient), ce qui provoque une poussée de ki vers le haut (= les mains montent, il y a une pression de ki vers le haut comme il y aurait une pression de l’air dans un ballon). C’est cette sensation de gonflement élastique dirigé qui permet d’entrer dans la sphère du partenaire et d’en prendre possession. Les muscles ne servent qu’à positionner le squelette, à rien d’autre.

Ceci ne peut-être ressenti tant que la sensation des « tensions concurrentes » (zheng li) n’a pas été éprouvée durant le ritsu-zen. C’est cette sensation-là qu’il faut transposer dans les mouvements.

 

On passe à différents niveaux de réalisation du tenchi-nage : sur saisie ; puis sur frôlement ; puis en anticipant… sans perdre son équilibre énergétique (= détente et calme intérieurs, relâchement, respiration longue, etc. – c’est l’objectif).

 

 

Commentaire sur la direction de travail « Recherche de l’énergie et de l’équilibre »

 

Il est délicat d’expliquer verbalement des sensations. Le plus parlant est de passer par des images. Celles-ci ne doivent pas demeurer intellectuelles, mais être intégrées entièrement pour produire une prise de conscience corporelle. Par exemple, l’image du ballon donnée ci-dessus doit réellement engendrer les perceptions et les sensations de : sphéricité, élasticité, poussées internes, tensions concurrentes, etc… La sensation interne la plus globale pourrait être celle d’un ballon de baudruche rempli d’« eau » (vers le bas) et d’ « air » (vers le haut), avec une transition continue de densité et de pression d’un élément à l’autre.

 

Il importe de travailler la forme mécanique des techniques. Mais il me paraît essentiel de travailler les sensations globales internes (images sensitives + proprioception) pour engendrer la forme technique.

  

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About Philibert de Strasbourg

Originaire de Strasbourg, mon prénom est un pseudonyme paraphonique directement inspiré de mon prénom et de mon nom réels. J'aime le son des cathédrales et le souffle des pages lues.
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